Il y a quelques temps lors d’une publication en Story Instagram je vous ai fait mention du Wabi Sabi. Beaucoup d’entre vous n’aviez jamais entendu ce mot, et étiez très intéressé par un article sur le sujet. Alors je m’exécute ^^

Le Wabi Sabi nous vient comme vous avez pu le lire dans le titre du Japon. Il fait partie d’une des variantes du bouddhisme en lien avec la pensée taoïste mais également au zen. A l’origine, le therme Wabi fait référence à la solitude, la simplicité, la mélancolie, la tristesse et la nature alors qu’aujourd’hui il désigne plutôt la plénitude face aux phénomènes naturels. Tandis que Sabi, lui faisait référence à l’altération du temps, la décrépitude des choses vieillissantes. De nos jours, le Sabi nous parle plutôt des choses où l’on voit le travail de l’homme ou le passage du temps.

Le Wabi Sabi, une philosophie de vie

Comme vous l’avez compris, il s’agit d’une mode de pensée qui nous tend à un retour à la simplicité et à la sobriété ; savoir reconnaitre et ressentir la beauté des choses imparfaites et éphémères.
C’est une philosophie et un art de vivre qui nous aide à redevenir authentique dans une société où l’on nous pousse à toujours être parfait, à toujours dépasser ses limites sans jamais écouter ce que dit notre enfant intérieur. Il faut réussir à vivre en harmonie avec notre environnement naturel ainsi qu’avec nous même sans forcément chercher à avoir le contrôle sur tout ce qui nous entoure. Le Wabi Sabi nous apprend à lâcher prise sur cette perfection réclamée par notre époque, qui n’est en réalité qu’une vaste illusion.

 

Observez les plis des tissus mal repassés, une feuille morte qui tombe au sol, appréciez les couleurs d’une fleur séchée, le dessin des rides sur les mains ou les visages, la beauté d’une chevelure blanchie, la danse de la poussière dans la lumière.
Et en respectant la personne que l’on est réellement, en lâchant prise, nous pouvons avancer également sur nos propres émotions afin de les nuancer (pour éviter le fameux burn-out par exemple 😉)

 

Comme je vous l’ai déjà dit dans les précédents articles, il est nécessaire de ralentir et prendre notre temps afin de calmer ce rythme de vie effréné qui ne nous est pas adapté, qui nous a été imposer. Le Wabi Sabi nous invite à un retour à la nature afin de nous reconnecter avec ce qui est vraiment essentiel.

La plupart du temps nous souhaitons toujours plus, nous voulons toujours être mieux que les autres car la société nous conditionne à penser que nous ne sommes pas grand-chose sans ça. Alors qu’en réalité, nous avons tous en nous tout ce dont nous avons besoin pour nous sentir beau et heureux ! Il faut juste savoir diriger notre attention vers ce qui est vraiment important. Afin de devenir ce que nous sommes.

 

De plus, le Wabi Sabi nous apprend que, comme tout est éphémère, nos soucis le sont également. Un jour ils disparaitront pour laisser place à un moment de bonheur. Mais comme toute chose, il n’y a pas de jour sans nuit, il n’y a pas de lumière sans ombre, il n’y a pas de chaleur sans froid, il n’y a pas de bonheur sans moment de peine… 

 

 

 

Et c’est justement ça le Wabi Sabi, c’est trouver le bonheur au-delà de l’imperfection des choses : c’est utiliser son temps et son énergie pour les bonnes choses et célébrer notre singularité !
Bien-sûr, vous allez me dire que c’est bien beau tout cela, mais est-ce que ce n’est pas un peu l’éloge du renoncement tout ça ? Comme un minimalisme forcé… Je vous répondrai que non ! Pratiquer le Wabi Sabi doit être un choix réfléchi qui est en accord avec qui nous sommes réellement, cela doit résonner en nous.

« Le temps est bon pour les choses, mais pas pour les hommes »

Le Wabi Sabi, dans l’intérieur

Comme beaucoup de mouvement de pensée, celui-ci se retranscrit dans nos intérieurs. Eh oui, ce qui est dans notre tête se reflète dans notre habitat ! ^^
Mais qu’y a-t-il de différent entre une décoration minimaliste telle que le style scandinave et le style Wabi Sabi ?
Comme je l’ai dit précédemment, le Wabi Sabi prône l’acceptation de la brièveté des choses, et donc qu’elles puissent s’abimer ! Imaginons que votre tasse se casse, la plupart du temps vous auriez tendance à la jeter puis à en acheter une autre. Si vous suivez les principes du Wabi Sabi, vous la recolleriez et marqueriez par exemple les fissures avec de la peinture afin de voir l’accident plutôt que de le cacher. En suivant ce concept, il devient alors possible d’apprécier une peinture qui s’écaille joliment ou un trou dans un mur.

Aujourd’hui même dans le luxe le Wabi Sabi prend sa place, comme dans certains grands hôtels comme dans l’Hôtel Greenwich à New York ou encore le Rough Luxe Hotel à Londres. Je vous invite, si un jour vous en avez l’occasion, à aller voir ses deux hôtels qui incarnent très bien le style Wabi Sabi.

 

 

Pour ceux qui ont lu mon article sur le Hygge, vous vous êtes sans doute rendu compte que ces deux arts de vivre avaient un fond commun : le retour aux sources et à la simplicité, un sujet qui personnellement me passionne !

 

Et vous ? Connaissiez-vous le Wabi Sabi ?

 

 

 

 

Si le sujet vous a intéressé je vous conseil de vous renseigner sur Leonard Koren ainsi que les livres Wabi-Sabi, trouver le bonheur au-delà de l’imperfection de Christopher A Weidner et Esprit Wabi d’Axel Vervoord.